Aphorismes 
du
Nouveau Monde.

 

«En quittant ce monde, Emmanuel d'Hooghvorst nous a laissé son dernier écrit dans ces sentences, qui constituent la quintessence de sa pensée:  « Les Aphorismes (*) du Nouveau Monde ».

Le Monde c'est l'Homme et la création du Monde, est bien évidemment celle de l'Homme, de l'Homme renouvelé, de l'Homme nouveau.
L'Homme nouveau donc, est celui qui a écrit ces aphorismes qui nous décrivent son Monde Nouveau, qui nous enseignent comment s'accomplit l'Oeuvre de la Nature régénérée, renouvelée. Ici, l'auteur nous parle de ce qu'il a expérimenté de l'autre côté du voile de la création melangée, dans laquelle nous vivons, c'est pourquoi son langage nous semble impénétrable.
Qui aura la patience et l'intelligence de les méditer afin de pénetrer l'intention profonde de l'esprit qui les a gravé dans la chair du Nouveau Monde? »
 

(*) Du grec aforismos, sentence qui renferme une grande profondeur en quelques mots.

 

 

1.J’ai cuit le charme de la lune et j’ai bu l’or potable, dit l’élu des philosophes.

2. En nocturne et secrète rencontre, se reconnut IAVE donnant la joie d’une vie.

3. Par l’Isis allumant l’Osiris méprisé, se lia pensée vive.

4. Prophète sans Y  moralise ce monde et l’Art d’amour perdu n’a fête revenue.

5. En la sainte montagne où l’azur se dépose, Amour se crée un corps que du feu lie en l’or.

6. Si l’âme de la bête hante ton sens pubère, un sévère génie, un loup, l’ogre des morts, erre mêlé de vie en ce monde qui meurt.

7. Luisant secret se couve en sel de Paradis; l’école des fidèles a révélé là l’Osiris en sa terre.

8. Qu’est notre or? C’est notre bon Pasteur en chimie apparu.

9. Saint Numen qui perdit sa puissance, dit Virgile, en rage se lamente, amer, dépossédé. Dis, Muse, d’un héros que s’enfante Vénus, le destin qu’on prit ici du ciel!
Junon qui jalouse ce corps de Vénus, t’est cet air de Mars si rebelle et si errant. D’errer ne cessera que les pieds attachés aux enclumes de l’or; vide, dit Mercure, j’erre et je délire, lié par Jupiter, je dis l’art.

10.Cette école secrète est prison d’amour gardant ce Graal. Porte moi, dit ce vent Mercure, j’ai vertu de dire l’or.

11. Ayant l’immensité mesuré d’un sens pur, dit Marie, j’en fis Dieu qui se toise.

12. Dante à la porte de l’Enfer:
Damna l’amour premier, Dité
  le liant en rêve d’un esprit que nul sens n’éduqua. Qu’amour perdu n’ait sens pour l’éprouver, tel est l’espoir ici laissé.

13. Marie apprit la nuit sagesse des chrétiens: un sens perdu lui fut rendu, un don d’Ave, un monde su. Et que lut-elle? Le Désir de Dieu.

14. Tout est écrit en triste rite, où tout est lu sans l’Esprit-Saint.

15. Moïse, quel Dieu te mène en dire? Je le vis face à face d’un doux sommet qui le lia.

16. Lente école de la Croix, t’est IAVE, qu’INRI  t’y soit savante sève!

17. En lettres se mit l’or, un génie en lut l’Art. Or su en joie secrète, à rouge lieu sa riche dot.

18. Il n’y a bonne chymie sans feu ni sel: c’est Pan s’allumant au secret de Pluton: Quelle richesse en ce mot endormi! Là s’accumule en sagesse non dite, un or patriarcal. S’en niant la quête, toute famille se ruine.

19.Qui connut la joie en cette école du vent cuit et tâté nu?

20. Cuire son Hermès lu méprisé en ce monde, fait croître la souche des Sages. Rêve, bonne foi! un trésor enterré gît inconnu de la science des sots.

21. En Azoth, un mâle se révèle; il dira le bel Art épelé. L’initié mit son culte en ce dire éduquant nouveau-né.

22. Ô va au doux dire d’or qui n’est pensé sans bois chymique!… et miel, où gîte-t-il?

23. Le Poète qui cuit son doux Mercure en sage bois, a lu par ce suc, la croix d’INRI, un sel chéri de ses élus. Sans lire cet INRI, qu’est la croix? Elle rêve seule en nuit muette, et l’homme égaré sans piste, y rêve d’expier.

24. Au dire de l’UN, les sots se disent: n’est charitable sa sagesse! On leur répond: Marie quêta l’Esprit: Je t’ai salée, Marie, liée à pure tige. Voilà l’Art.

25. Le pur azur se dose d’une larme.

26. Le saint Chrisme mûrit en sa pure Marie; c’est le trésor des âges. Hélas! Dité l’a lu: l’or d’enfer.

27. Admire le secret d’allumer vérité: se passa le sel des nuits, tel nid d’amour s’anime et luit. C’est l’école des muses.

28. Celui qui ment ne pèse.

29. En joie qui me trouva, poisson d’or vivant qu’un or vil a nié.

30.Mon saint amour qui te regarde, dit le Seigneur, n’est oubli ni fol espoir.

31. L’étude qu’une Muse a saintement pensée, se lira l’or perdu.

32. Pan qui luit, c’est l’école perdue où la pure nature de Diane prédit l’ère où naît Jean lié, tel écoutant l’amour. Diane sera la lune, un luisant Paradis où naît IAVE.

33. Regarde Lucifer en son logis, perle des âges qui brille en mystères d’Elus. S’est prêché Lucifer prince des damnés. Quel astuce de pharisien scellant en dol le texte des prophètes!

34. Pharisien lut l’exil et mourut. De ce mal, sa doctrine ne le garde. Quel succès de sa foi pie! Quel savoir sans durée ce culte dur! Punir quoi?

35. Donne ton rêve au feu, c’est le secret de l’Art.

36. Inutile sagesse en ce monde qui se pense si haut, que fier rêveur n’a même cure du loup placé si bas.

37. Science sans baptême en ce monde n’a sens.

38. Ô sage étude d’or! Ta muse, du salut m’a tout dit!

39. J’ai IAVE rallumé en un pot, dit l’élu, sage feu en sa terre étoilée. Ô terre! tout mûrit en ton sein!

40.Prêchant homme sans corps, se nia ce IAVE, ton âne d’or allant sans Dame, tristement.

41. N’initie à cet Art, le gel mort l’épelant, et en Enée nié, l’être divin du sens se perdit en naissant.

42. Silence d’or béni s’épelant son savoir, quels défis d’un génie!

43. Qui prit son image du vide nocturne, se vit au miroir d’Isis. Quel défi d’amour! Quel pari fêté!

44. Marie ne pensa son destin qu’un ange a baptisé. Ce rite mit l’or pur et sut bien l’en instruire. Là la dot bue se révéla l’homme-Dieu.

45. Lis l’Hué qui fera ton destin, comme pauvre Marie en l’école d’Eon dota sa pure vie en paresse bénie!

46. Qui se lut en son milieu sut secret d’Ecriture…

47. L’Y dictant et la Vierge lisant ne sont le culte pie du puni.

48. D’une chute céleste, Amour-Sel fit un AS. Se palpe ce sens-là, ciel le salant.

49. En l’axe de Nature, étude a sage emploi. Nul sot ne dit ce sens. Qu’INRI s’en mesurant t’instruise d’un silence qu’en Art sensible on lie.

50.Ô don d’AVE! Un prêtre sot n’en sut le sel: on rêve à une oeuvre d’eunuque, fiançailles sans mariage; c’est dol fait d’enfer, Satan ôtant mot sage fêté.

51. En l’âge de Saturne, un sel se fit un mot, corps fixant un sens qui rit. Que t’est l’Art? Dire d’amour salant son Isis en corps sensible, tel est l’Art germant que fête sainte Nature. Quel charme savant d’amour Isiaque!

52. Qui loge son prochain, un démon l’initie. C’est sa muse. S’en éduque ce mot perdu, pipé en ce puni muet.

53. Sots qui pensez Dieu, allumez-le en vous!

54. En Zahir d’or secret déchirant ce sens mort, l’ombre de IAVE et muette lueur, épée du seul Elu, école d’Eve.

55. En paroles d’Art saint, ta muse se pensa, don célèbre du PAN passé en mots. Coeur sec, c’est l’âge sans Dame.

56. En Saturne on espéra Bon temps. C’est le Soleil mis à rire au bon pot.

57. INRI t’allume sage rosée en Art mûrie. Je te suis rosée, dit-il, et si tu me cuis en parole, je te ferai riche en l’Age d’or.

58. En bonne direction ton Y te menant, se mûrit son Art pur, doux trésors épelés.

59. Rosée du Sage, révélée sève, l’éduque. Si Hué se fait sensible, c’est l’âme parue en dire d’or mûri.

60.D’un sel de Saturne, poids des mots t’est le fruit! L’or pur mis en terre, se fit corps palpé. Lis son sel, salut.

61. Puberté d’Osiris révélera son sexe à son Isis. Quel rire rallumant l’amour palpé! Ave t’initie, un sel lu t’éduquant en silence d’amis. C’est ici l’école fine qu’on tait. Enfer n’a su que feu d’avare, n’a final désir qu’en rut malmenant l’Eve gelée en ses sens. Qu’il palpe vérité, l’Osiris cuit en vie pure et unie.

62. Qu’est IAVE? Un coq qu’espère son Eve!

63. Un sot n’a lu le sens d’un mystérieux silence du pesant Phosphore mûrissant.

64. Ô le sel d’Isis est ma muse, et l’Y mon génie, pensa l’élu béni d’Hué.

65. Ô mon Seigneur n’est muet: me sont paroles d’or montées en sage étude d’amour béni. Rare mantique, Art savant.

66. Crus mes dires publiés par Rome: un sens mort, texte qu’Enfer allégea en son. On l’orna à son entour d’inventions et de ruses sans art. Là, cocu rêve d’amour. Or, rêvée, telle science n’est que régal d’ignorant, son siège n’est su où il gît. T’est non-sens, l’or rêvé sans nature vive du Sage.

67. Ô sel que Saturne rend lourd en son pot! Ô santé de mon sens qui fut sot! Satan s’est imaginé un corps sans parole d’Art pur.

68. Que s’allume ton feu chymique, il t’éteindra tout dol d’Enfer, t’initiant où coule un vin connu en cette chymie cachée, des muses amicales.

69.On pense sur l’or: sa chymie c’est vapeur d’Hué en cuisson de Saturne; son Art, c’est Soleil qui sonne, Paradis des sens.

70. Un sens moralisé d’Enfer où règne Dité: il fêta son bel Art parlant en sa sève dégelée.

71. Qui prit son image du vide nocturne, se vit au miroir d’Isis. Quel défi d’amour! Quel pari fêté!

72. Le Nitre se lie à l’arbre qui l’attire. Là, le vent te conte l’homme qui se mit une étoile dans le cul. Pan t’a lié là en ton secret.

73. A l’école du feu, Marie se fia. Quel INRI l’instruisit en Papesse de rire? Noël révélant sa pure parole sera Eon d’âne.

74. Le sexe divin chantant sa puberté, quête fille qui dort: son esprit nie ses sens, piège que permet son pudique sommeil. Qu’entend-t-elle? Le non-être riant, néant nié.

75. Où l’amour prit parole, chante l’âge d’or. Quelle vigne, ce Mars cuit où s’enivra Silène! or tout pur!

76. En sapience d’Eglise, on couva l’or qui luit. Ô Ave d’or t’osa, FACE bénie!

77. Regarde ton Hermès que nie sotte Eglise, et cuis le charme de la lune en Marie.

78. L’échelle de Saturne en Paradis te mène où rira l’âge d’or.

79. Admire le secret d’allumer vérité: se passa le sel des nuits, tel nid d’amour s’anime et luit, c’est l’école des Muses.

80. Mercure se dit en mantique d’Elu. Ô, son rébus n’a sens au monde des sots. Qu’il se lise là: l’or qui lia au sens vil.

81. En nocturne rencontre d’amis se but l’âme légère en l’avare perdue. Quel secret d’élu dit là, au livre de l’Art.

82. Ô Fou-Rire bu, sage Marie te lut en finesse.

83. Fatal INRI lié en l’axe sot, imagine un Paradis sans sexe. Quelle furie se cuit en ce dol révélé loup. Ô l’être torturé!

84. Sot exil, dit le Seigneur, il me porte figé en l’image pie.

85. En l’Olympe s’allume nature d’esprit et de sens, douce lampe du Sage et démon des fendus.
Sotte tête ne quête, rustre se ment.

86. Pure chymie allume au corps son poète et fonde son or en sens su.
– Tel sens n’est dedans, dira tel sot, mais on l’a rêvé!
L’or divin dit:
Un fol béni l’a pris en la Pâque, dot d’un héros! Fis rites, Dité qui nie sa Marie. Il n’a lu mot et parle, son Pape est vide.
Exil ne remit feu en son lieu.

87.Y Pasteur de feu ne parle à son élu sans muse en livre d’or.
Ô Eon puni, on te parle sans ce Pasteur-là, ton livre moralise, ton feu pue. Suis ton sens, élu, l’An pris.

88. Déméter en son lieu ralluma charité; Eleusis mot que tut vil INRI d’animal. Là IA et Sel.

89. En sagesse d’Hué se cuit ce corps de l’or.

90. Osiris boit son âme et s’allume ce corps des sciences. Tel sens défendu fit dot d’élus. Sans cela, t’est la science sans sapience, blâmant amour sensible.
Révèle-toi, trésor dégelé, rut fut ta mort.

91. Cet air gît: son feu qui coule, quelle terre liquide!

92. Ce mercure qui luit est l’âme même d’Osiris allumée en son lieu.

93. Ave, secret des Dames, inconnu de l’art sot, su en son axe, feu vu au verre ou Tora qui s’allume en sens lu! Tel est cet ami doux révélé à l’élu: c’est foi portée sous terre.

94. Science de Babel ne mesure ce Pan qu’ici on mit en sel.

95. La langue sacrée s’apprit d’azur lu.

96. Avale la prune et vois l’or du Pan. Tel sens relu se publiera coupe de vie ou vin parfumé: rare lot repris.

97. S’il met lumière au logis de l’élu, me fit défi d’Isis. La muette raison n’éclaire ma Babel.

98. Quel Dieu te mène lire? Je le vis face à face, d’un doux sommet qui le lia, dit Moïse.

99. Joseph ministre en Egypte, se lit cuisant récolte du pain des élus en terre muette d’un mort su en Osiris. En ce siècle de famine, se tut la sagesse des Anciens. Hérita-t-on sans généalogie?
Où gît Osiris, soit goûté son Hué. Se sut du siège béni, l’héritage de ces fiançailles des corps chymiques. T’est dit ici l’Art pur qu’exila Rome qui n’a même fondement.
Lève ô Pain cuit de IAVE! Soupèse-le!

100. Ce monde se lit en mots équivoques. Dité le mêle de vice, vin damné.

101. Mercure te dirige en mantique d’Eglise. C’est là ta destinée. Les saints, les élus de l’amour fol sont un Pape caché: tel Pan est sel exquis.

102. Silence te conduit en pur amour qui luit. Ô mesure de l’Y, c’est Pan qui naît. Ose!

103. Génie d’Isis en axe pur! Léger vu lourd, un vin pris, joie d’un sage sens! Regarde-le ici, mon Eon qui fit PAN!

104. Ce livre a double sens: avec ou sans Isis.

105. Sapience revenue au corps se comprendra.
L’âme s’assura là son or.
Là, l’air en nitre se cuisant
tes sens enchantera
Ô rare don de Pan

Ô Air fit germer ce mot!
Prison de feu pourvue par noir INRI lavée
Ô Pan uni au pur azur, pris en ce lieu profond!
Reviens, joie des os!

106. Le sot vit tout en hauteur en honte du postère. L’usage du monde veut rire de ce pôle terminal. C’est un exclu.

 

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