Sur base des présentations rédigées par
Emmanuel (1914-1999) et Charles
(1924-2004) d’Hooghvorst à propos du Message Retrouvé de
Louis Cattiaux (1904-1953), Raimon Arola, professeur à l’Université
de Barcelone, nous fait le récit de la rencontre de ces trois hommes.
Cette amitié exemplaire mérite de ne pas tomber dans l’oubli car
elle n’est pas fondée sur un sentiment humain, mais sur le contenu de
l’œuvre mystérieuse de Louis Cattiaux, Le Message Retrouvé,
reprise dans les œuvres complètes de L. Cattiaux, publiées chez beya
sous le titre d’Art et Hermétisme en 2005.
La relation entre Louis Cattiaux et les Hooghvorst
fut de courte durée, mais d’une intensité exceptionnelle. Elle s’étendit
sur un peu plus de quatre années, jusqu’à ce que le peintre et poète,
en été 1953, quittât ce monde subitement. Il s’en alla, mais sans
abandonner ses nouveaux amis : il leur légua non seulement Le
Message Retrouvé, mais aussi l’esprit qui en était la clé.
Suite à cette rencontre, les deux frères ont
consacré leur vie à diffuser et commenter à l’enseignement de leur
maître: « Nous avons cherché simplement à rendre témoignage de
ce que nous avons lu et entendu ». Ces
jeunes aristocrates étaient désormais dépositaires d’un trésor, le
trésor de la sagesse née d’une expérience. Quelque chose
d’insolite avait fait irruption dans leur vie et les empêchait
d’agir autrement. Ils se sont ainsi exposés au risque de scandale que
provoque, dans ce monde, le fait de croire
l’incroyable. La dédicace du Message Retrouvé est
d’ailleurs claire à ce sujet : « Ce livre n’est pas pour
tous, mais seulement pour ceux à qui il est donné de croire
l’incroyable ».
Les textes présentés ici permettront de mieux saisir la portée de cette
phrase liminaire du Message Retrouvé.
En appendice, on trouvera le Florilège épistolaire, extraits
choisis des lettres de Louis Cattiaux à ses amis. Ces pages sont un
« cri du cœur » non calculé, jailli de l’être le plus
simple et le plus profond d’un véritable enfant, nous voulons dire
d’un enfant de Dieu…