À PROPOS DE L'ŒUVRE DE LOUIS CATTIAUX
Louis Cattiaux vivait à Paris, rue Casimir-Perier, à l’ombre de l’église Sainte-Clotilde, en face d’un petit square paisible et provincial. Il mettait sur ses cartes de visite : « Louis Cattiaux, poète, peintre et mire ». Dans sa boutique mystérieuse à front de rue, il peignait des toiles étranges et magnifiques, des vierges hiératiques, entourées de symboles oubliés.
Cattiaux, quelle était donc cette vie secrète qui resplendissait en toi ? Avais-tu découvert le joyau d’éternité ? Avais-tu percé l’énigme de ce monde ?
Ce fainéant a quitté ce monde à Paris, à l’âge de 49 ans, le 16 juillet 1953, à la suite d’une « étrange et fulgurante maladie » que rien ne faisait prévoir. Il avait accompli sur cette terre une œuvre que le temps se chargera de déployer au grand jour.
Son œuvre picturale à elle seule mériterait une longue étude. Il avait condensé son expérience artistique dans un livre encore inédit,
Physique et métaphysique de la peinture.
Il nous laisse des poèmes dont la profondeur nous étonne :
Les Poèmes zen, Les Poèmes du fainéant, Les Poèmes tristes qui portent en épigraphe : « L’athlète qui se déshabille devant une assemblée de bossus, ne doit pas s’attendre à des compliments » ;
Les Poèmes de la résonance, Les Poèmes de la connaissance, Les Poèmes alchimiques
Et pourtant, là s’élaborait dans l’ignorance totale du monde extérieur, verset après verset, dont chaque mot était pesé avec soin comme une quintessence distillée patiemment, goutte à goutte, là s’élaborait, disons-nous, ce
Message Retrouvé, témoignage du mystère de la Palingénésie retrouvé, car toujours redit par les adeptes d’Hermès et par les prophètes depuis l’aube de l’humanité.
Ses oeuvres complètes ont été publiées sous le titre de Art et Hermétisme, Beya, Grez-Doiceau, 2006.