| Le
Message Retrouvé ou "l'horloge de la nuit et du jour de
Dieu" est un livre qui choisit ses lecteurs. Il a suscité
de grands enthousiasmes mais aussi, chez d'autres, de la répulsion,
de l'ennui, de la suspicion.
Comment le définir? Tous ne le liront
pas de la même façon. Le nom du livre indique la nature de son
contenu: Le Message, le message de qui? de quand date-t-il?
Pourquoi Retrouvé? A-t-il été perdu? par qui? pourquoi?
comment? Pourquoi ce titre a-t-il été choisi par l'auteur de
ces sentences?
Sans doute, celui-ci se réclame-t-il
d'une inspiration. Peut-on la déceler dans ces pages, parfois
difficiles, énigmatiques, fastidieuses à certains, mais
souvent aussi d'une émouvante chaleur, d'une poésie, d'une
foi, d'une simplicité d'enfant?
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| Quels sont les lecteurs qui sauront y discerner
un savoir d'unité aussi ancien que l'humanité traditionnelle:
un savoir de sainteté, un savoir de salut? Le Message Retrouvé,
c'est comme si on disait, le Mystère revivifié; non plus
lourdement enseigné par des historiens, mais expérimenté,
assimilé et vécu dans la simplicité du coeur et de l'esprit.
Il faut savoir feuilleter au hasard ces pages de sentences «
condensées comme l'air liquide », et pourtant, d'une aisance
surprenante, où pas un mot n'est superflu, mais où tout
s'ordonne dans un sens unique qui ne se révèle pas à la première
lecture.
Que dirai-je du Message retrouvé, moi qui le lis depuis
trente ans et qui le trouve toujours neuf? C'est un vade-mecum,
celui des exilés, la boussole de ceux qui sont perdus, le
compagnon du pèlerin.
Son auteur a vécu inconnu, même de ceux qui croyaient le
connaître. Il a médité ce livre dans le silence et l'abandon
de ce monde, il en a formé et poli les sentences jour après
jour, avec un savoir faire aussi aisé que savant.
Lisez-y donc la foi du Créateur en sa créature, vous qui vivez
en cette fin d'un monde, la fatigue et l'usure de toutes les
subtilités! Ce livre vous plaira si vous préférez la chose
aux mots, le sa- voir qui unit à la science innombrable, la
conscience au délire. Ces versets ne sont pas impénétrables:
ils parlent seulement à ce qu'il y a en nous de plus essentiel,
et souvent hélas! de plus délaissé ou de plus méprisé. Voilà
pourquoi, peu l'apprécient.
C'est à ceux-là que les éditeurs de cet ouvrage ont voulu
rendre service, à ceux qui sont fatigués d'un monde sans
issue, d'un monde de plus en plus étranger à tout ce qui est véritablement
humain, d'un monde où la sagesse ancienne paraît dérisoire et
inutile. Ceux-là verront qu'il suffisait d'un seul homme...
Emmanuel d'Hooghvorst
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