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Titre et auteur :
« Introduction à la mythologie » A. Lynxe

Objet :
La mythologie transmet un enseignement purement alchymique, caché sous un voile équivoque que les jeunes latino-hellénistes bien orientés seront peut-être un jour à même de soulever.

Mots clés :
alchymie, Art, choix, équivoque, jeune, grec, Héraclès, latin, mensonge, mythe, parole, philosophie, vérité, vertu, vice, voie, Y.

Illustration :
« Hercule à la croisée des chemins », peinture de Rubens (1638). A la droite de l'image, la Vertu (Areté ou l'Art) paraît sous les traits d'Athéna, protectrice des arts, dont un des attributs est le bouclier revêtu de l'égide, posé à ses pieds. « Nul sans sa protection, sans être sous son égide, ne pourrait être introduit dans l'école chymique... C'est elle qui conduit l'œuvre du commencement jusqu'à la fin. Elle conseille, instruit et réconforte le disciple. » (E. d'Hooghvorst, Le Fil de Pénélope, t. I, Table d'émeraude, Paris, 1996, p. 22)

Texte complet
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Héraclès arrivait à la sortie de l'enfance et à l'entrée de l'adolescence, âge où enfin les jeunes deviennent indépendants et manifestent l'orientation future de leur vie, en suivant le chemin de la vertu ou celui du vice. Il s'éloigna donc vers un lieu tranquille et s'assit, parce qu'il hésitait sur le chemin à suivre. Alors lui apparurent deux femmes majestueuses.

Entrez par la porte étroite. En effet, large est la porte et spacieuse la voie qui mène à la perdition, et nombreux sont ceux qui entrent par elle. Mais étroite est la porte et resserrée la voie qui mène à la vie, et peu nombreux sont ceux qui la trouvent.

La lettre Y était, chez les pythagoriciens, le signe de la discrimination et du choix. Elle était le symbole d'Hercule à la croisée des chemins. Les deux cornes de l'Y évoquent les deux enseignements possibles contenus dans la même lettre : à savoir, la voie de gauche ou sens sinistre ; c'est la voie large par laquelle un grand nombre se perd ; l'autre est la voie de droite, étroite et épineuse, par laquelle un petit nombre se sauve.

De même, les autres mythes sont toujours le fait “des philosophes et des poètes instructeurs des peuples”. Ce sont eux qui instruisent les peuples, et non l'inverse.