Titre et auteur :
« Ordo Ab Chao » d'Emmanuel d’Hooghvorst (EH)
Poème en prose composé à l’occasion de l’édition espagnole de Physique et Métaphysique de la Peinture de Louis Cattiaux, Arola Editors, Tarragone (Espagne), 1998.

Objet :
Poème portant sur le véritable but de l’Art qui est celui de donner corps et mesure à l’immensité: tel est le mystère des sages et des alchimistes de tous les temps.

Mots clés :
Ordo, Chaos, mesure, immensité, Art pur, Pan, Feu, ciel, terre, exil, humaine souche.

Illustration :
« Dieu le Père », peinture de Louis Cattiaux.

Texte en
PDF / 74 KB's

ORDO AB CHAO

TEL EST L’ART

Donner corps et mesure à l’immensité, c’est le mystère de l’Art pur.

Si le sot y ruse, il n’a vu la souche, mémoire des âges, en silence endormie. Quel défi !

Tu crus, cornu, révéler l’Art sans l’image d’un ciel en terre. L’Âme des dieux qui conduit l’Art, tu n’en sus le baptême, tu n’y mûris ni formes ni couleurs. Qui triche n’a secret. Ô, on t’entend, cornu, mais ton texte ôté, qu’y pèse-t-on ?

Mesurer Pan fut l’Art premier du Feu, Lui, si savant, dégelant le siècle fatal. Pan se pèse. Si de ce Chaos béant, l’Art fit mesure, c’est Pan lié en l’humaine souche.

Vide de l’exil n’épelle ce poids du sens, don d’un céleste magicien. En l’Art d’amour, le sexe n’est pas dit à l’homme seul.