SUR LA TRADITION CLASSIQUE

Dans ces pages consacrées à la tradition classique et aux fables mythologiques, nous nous proposons de mettre en évidence les rapports intimes qui existent entre la mythologie et l’hermétisme et témoigner de notre intérêt particulier pour cet héritage saint, aujourd’hui pratiquement oublié par nos contemporains.

Dans son article, Chromis et Mnasylus in antro, E. d’Hooghvorst  (Le Fil de Pénélope, Tome 1, p. 108) nous avertit du danger qu’il y a d’oublier l’origine de ce que nous sommes :

 « En effaçant les langues classiques, c’est nous-mêmes que nous abandonnons, et n’ayant plus d’ancêtres, nous n’aurons plus de vérita­ble descendance, nous voulons dire, plus d’héritiers. … C’est ainsi que les peuples perdent leur âme. Comment nous résigner à cela? »

 A partir des textes proposés, on pourra vérifier sans difficultés, combien la mythologie et l’hermétisme sont dans la tradition classique, et l’on comprendra pourquoi les anciens poètes parlaient comme des alchimistes et pourquoi les adeptes de l’Art Royal continuent à s’abreuver à ces poètes comme une des sources originelles et de la plus grande autorité.

Notre intention est de rappeler à tous que l’interprétation hermétique des dieux classiques  et de leur mythologie n’est pas une explication secondaire, mais que précisément elle constitue le sens premier et radical de ces divinités et de leurs épopées. Mars, Venus, Saturne sont des dieux alchimiques qui n’ont pas été inventés, sinon transmis à l’humanité ancienne par l’intermédiaire des sages et des poètes inspirés qui connaissaient par expérience de la matière dont ils parlaient.

Les connaisseurs de tous les temps nous ont légué se savoir, vêtements des innombrables dieux, déesses, cyclopes, satires et muses, qui ne sont que les multiples facettes de l’unique polyèdre de Dieu. Nous nous trouvons devant une Théologie des éléments et des principes, devant une Physique du sacré qui a pour objectif, d’instruire l’humanité et la restituer dans son état original, l’Age d’Or, sous le règne du Dieu unique. L’objectif de toutes les religions et initiations n’est pas autre.

Celui qui étudiera avec un cœur attentif chacun de ces dieux qui peuplent le panthéon greco-latin et leurs fables mythologiques, découvrira qu’une géométrie exacte préside à toutes ces histoires.

L’âge moderne a bien essayé et continuera d’analyser le sens historique, moral, « philosophique » ou social de ce qu’on appelle la littérature classique; il n’empêche que le secret que ces dieux cachent continuera d’être une énigme à découvrir, tant pour le rationalisme matérialiste que pour le rationalisme spiritualiste.

Ce que nous proposons en abordant l’étude des grands classiques c’est d’essayer d’aborder l’antiquité avec un regard candide, cohérent et complice de la pensée et de l’époque ou furent transmit les secrets Olympes aux hommes, afin que notre humanité ne demeure pas comme disait Héraclite « stupidement privé de voix. »

Nombreux sont ceux qui à ont travers les siècles ont réalisé ce travail; leurs témoignages et leurs enseignements sont un trésor inestimable. Nous espérons que d’autres suivront leurs traces en examinant, avec la douce aide du ciel, les dieux classiques et leurs mythes.

ARTICLES

TITRE AUTEUR REFERENCE
Le Roi Midas Emmanuel d'Hooghvorst Le Fil d'Ariane, N° 59 et 60, Printemps 1997, p. 6 et  "Ces hommes qui ont fait l'alchimie au XX° siècle"
Chromis et Mnasylus in antro Emmanuel d'Hooghvorst Le Fil de Pénélope tome I
Virgile alchymiste Emmanuel d'Hooghvorst Le Fil de Pénélope tome I
Porphyre et les Poèmes Orphiques Stéphane Feye Le Fil d'Ariane, n° 2, Automne 1977, p. 21 

"Ver illud erat" (Une description du printemps chez Virgile)

Philippe Petit Le Fil d'Ariane, N°2, Automne 1977, p. 7
La Bible des Grecs: à l'index? Stéphane Feye Le Fil d'Ariane, N°8, Automne 1979, p. 37
La chute d'Héphaïstos  Stéphane Feye Le Fil d'Ariane, N°12, Pâques 1981, p. 19

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