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Lorsque
Mahomet[1]
commença sa prédication, la plupart des membres du clan des Qurayshites,
qui gouvernaient à la Mecque, se moquaient de lui et se disaient que
quelqu’un de si insignifiant ne pouvait être l’élu de Dieu. Le Coran fait allusion à cela et explique ce que disaient les infidèles,
c’est-à-dire ceux qui ne croyaient pas en Mahomet : « Ce
livre n’est qu’un mensonge qu’il a forgé ; d’autres aussi
l’ont aidé à le faire (…). Ce ne sont que des fables de
l’antiquité, qu’il a mises par écrit ; elles lui sont dictées
le matin et le soir (…). Quel est donc cet apôtre ? Il fait ses
repas, il se promène dans les marchés. A moins qu’un ange ne
descende et ne prêche avec lui, a moins qu’un trésor ne lui soit
envoyé, ou qu’il n’ait un jardin qui lui fournisse la nourriture,
nous ne croirons pas (…). Vous ne suivez qu’un homme ensorcelé[2] ».
Ceux
qui appartenaient à ce clan avaient un rire sarcastique lorsque Mahomet
annonçait la fin d’un monde, qui ne se produisait pas ; le temps
passait et les catastrophes eschatologiques étaient retardées, ils se
moquaient de lui quand il
annonçait que les morts ressusciteraient et ainsi on lui reprochait de
ne pas faire de miracles… Les
contemporains du Prophète nièrent la possibilité d’une révélation
directement inspirée par le Dieu Unique, sûrement parce qu’il
portait atteinte à leurs privilèges et à leur tranquillité
d’esprit. Mais aussi parce qu’il est impossible à l’homme déchu,
si Dieu ne lui concède ce don, de reconnaître l’authenticité du décret
divin. Mahomet
répondait à ses détracteurs en disant : « Celui qui connaît
les secrets des cieux et de la terre a envoyé ce livre. Il est
indulgent et miséricordieux[3] ».
Cette nouvelle révélation n’était en réalité qu’une
restauration de la religion d’Abraham et des autres prophètes, dont
les hommes avaient perdu le sens profond. Nous lisons dans le Coran :
« Nous
croyons en Dieu, à ce qu’il nous a envoyé, à ce qu’il a révélé
à Abraham, Ismaël, Jacob et aux douze tribus ; nous croyons aux
livres saints que Moïse, Jésus et les prophètes ont reçu du ciel ;
nous ne mettons aucune différence entre eux, nous sommes soumis à la
volonté de Dieu[4] ». Actuellement, il est facile de croire en l’authenticité du message de Mahomet. Il est facile de croire en ce message parce qu’il a été établi comme une religion de masse, il occupe une place importante dans l’histoire et a été confirmé par de nombreux sages. Il n’empêche que pénétrer le sens intérieur est toujours aussi difficile qu’il ne l’était à l’époque des contemporains du Prophète. « Si quelqu’un ne vous dit pas qu’une œuvre est belle, et si plusieurs ne vous affirment pas qu’elle a de la valeur, vous demeurez stupides et aveugles devant elle, et vous vous détournez du joyau et vous vilipendez l’artiste, comme ces porcs qui foulent aux pieds les perles et qui déchirent les imprudents qui les leur offrent » .
[1]
Nous emploierons indistinctement les terme Mahomet
ou Muhammad. [2]
Coran
XXV, 5-8. [3]
Coran
XXV, 6. [4] Coran XXV, 78.
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ARTICLES
| TITRE | AUTEUR | REFERENCE |
| Satan
et le problème du mal |
Carlos del Tilo | Le Fil d'Ariane n° 65-66, 2000, p. 18 |
| L'Imâm caché
|
Carlos del Tilo | La Puerta n° 57, Islam y Sufismo, 2000, p. 37 |
| Les
ahâdîth du Prophète Mahomet |
Carlos del Tilo | La Puerta n° 57, Islam y Sufismo, 2000, p. 25 |
| Le palmier |
A.A. | Le Fil d'Ariane n° 40,1990, p. 5 |
| L'interprétation
ésotérique du Coran |
A.A. | Le Fil d'Ariane n° 23, 1984, p. 5 |
| Jésus
chez les Musulmans |
EH | Le Fil d'Ariane n° 7, 1979, p. 61 |
| Le
Mémorial des Amis de Dieu |
Carlos del Tilo | La Puerta n° 57, Islam y Sufismo, 2000, p. 7 |